vendredi 22 mai 2015

Yukon Été 2014

Après mon long raodtrip vers le sud et mes quelques mois à Vancouver, j'ai finalement retrouvé le Yukon que j'aime et le mode de vie que j'aime : dans une cabane (pas si petite, cette fois) en forêt, à travailler dehors et à partir à l'aventure dans la belle nature du Yukon !

J'ai une fois encore passé mon été à travailler comme "tueuse de moustiques" autour de Whitehorse. C'était encore d'innombrables belles journées dehors et quelques vols en héicoptère au-dessus de Whitehorse. Durant mes soirées,je travaillais aussi comme serveuse dans restaurant coréen (je sais, j'ai l'air très coréenne). C'était une nouvelle expérience pour moi et franchement, c'est délicieux la nourriture coréenne ! Et une fois encore, à la fin de l'été j'ai pu partir à l'aventure avec le travail, en faisant un peu d'exploration dans les montagnes du nord et du centre du Yukon.

J'ai beaucoup travaillé, mais aussi profité de mon temps libre : excursions à Dawson, rando de plusieurs jours dans le parc national Kluane et une belle rando dans les tors au sommet d'une montagnes mystique.

Bref, mon été 2014 était bien rempli et une fois encore, le Yukon m'a gâtée !!!








samedi 18 avril 2015

The long road home...

Du 22 au 25 avril 2014, Jours 225-228 : 2,689km; Vancouver, BC -> Whitehorse, YT

Le départ de la grande ville et quel départ ça a été ! Une bagarre dans la rue le matin même était exactement ce qu’il fallait pour nous donner envie de partir bien vite. C’était bien long de sortir de la ville, mais aussitôt que des champs et des forêts remplaçaient les maisons et les centres commerciaux le long de la route, je respirai mieux et je me sentais plus libre et soulagée de laisser tout ce trafic et tout ce monde derrière. J’allais enfin rentrer chez moi, au Yukon !

La route a été longue, mais belle et plus on s’éloignait de Vancouver et du sud, mieux je me sentais ! La forêt à perte de vue, des montagnes et des lacs gelés, l’air pur et frais du nord... Oui, c’était bon retourner dans le Nord. Quelle idée de vouloir aller vivre ailleurs ! C’est comme on dit, on peut quitter le Nord, mais le Nord ne nous quitte jamais...


"There's a land where the mountains are nameless
  And the rivers all run God knows where;
    There are lives that are erring and aimless,
      And deaths that just hang by a hair;
        There are hardships that nobody reckons;
          There are valleys unpeopled and still;
            There's a land--oh, it beckons and beckons,
              And I want to go back--and I will."

      - Robert William Service, Spell of the Yukon 


C’était toute une joie de retrouver le Yukon, Whitehorse, mes amis, mes montagnes, mes arbres, mes rivières et mes lacs ! Et après un grand total de 228 jours de voyage et 21,137 kilomètres parcourus depuis mon départ de Whitehorse pour l’Alaska au mois d’août 2013, j’avais la tête remplie de merveilleux souvenirs, d’odeurs, d’images, de saveurs et de toutes sensations et ma vie s’était enrichie de quelques personnes merveilleuses et de leur sagesse et de leur amitié. Et c’est là toute la magie du voyage !







mercredi 15 avril 2015

Vancouver 2014

Du 5 janvier au 21 avril 2014, Jours 118 à 224 : 1,085km (13,534km; 18,448km) Vancouver -> Tulameen -> Vancouver, BC

C’était tellement agréable de finalement être de retour au Canada et j’étais bien sûr assez heureuse de retrouver Vancouver. Aussi tôt arrivée, je me suis mise à la recherche de travail et d’un appartement pour Mars et moi. Retourner au Yukon au milieu du mois de janvier, sans domicile, ni emploi, ne me semblait pas être une très bonne idée... 

Après avoir trouvé du travail et un appartement et avant de me relancer dans le sérieux de la vie, je me suis pris un petit weekend pour recharger mes batteries à Tulameen, à la belle ferme de lavande où j’avais fait du wwoofing pendant le mois d’octobre. C’était un merveilleux weekend, la vallée était si belle dans la neige et c’était tellement agréable de retrouver mes amis ! Sur le retour vers Vancouver j’ai en plus eu la chance de voir un couguar : il traversait la route, très tranquillement en me regardant droit dans les yeux. Quelle expérience !

Lors de mon premier séjour à Vancouver au mois de novembre, j’avais rencontré un monsieur bien sympathique dans un parc à chiens qui m’avait donné sa carte, me disant qu’il est propriétaire d’une petite compagnie et que je pourrai peut-être travailler pour lui à mon retour. Et bien, je l’ai contacté et hop, j’avais du travail ! Pas exactement mon domaine, mais c’était une expérience intéressante et j’ai pu travailler avec une équipe bien sympathique. Quel était cet emploi ? Attention, tenez vous bien : représentante du service à la clientèle pour une compagnie de distribution de vêtements féminins (mode dernier cri évidemment). Et oui, j’étais bien loin de mes arbres, mes moustiques et mes aventures dans la brousse du nord. Là, j’étais partie pour une aventure dans la brousse de la grande ville et du monde de la mode !

J’ai aussi eu la chance de trouver un appartement relativement rapidement (avec un chien à Vancouver, c’est presque impossible). C’était un bel appartement dans un nouveau building dans Gastown (le quartier cool et chic de Vancouver) avec une colocataire. L’appartement était très classe, super moderne, mais ce que j’ai aimé le plus, c’était le toit. Au 42ème étage il y avait un salon commun avec foyer et télé, plusieurs tables de billard, un gym, un barbecue à l’extérieur sur le toit et un jacuzzi avec une vue imprenable sur le centre de Vancouver et les montagnes de North Vancouver. Bref, dans mon jacuzzi à regarder les couchers de soleil, le soir après le travail dans le monde des fashionistas, je me sentais comme une millionnaire ! Comme il me semblait loin le temps de la minuscule cabane sans eau courante au fin fond des bois !

Mes trois mois à Vancouver étaient très exotiques pour moi, ma vie là-bas était tellement différente de tout ce que j’avais vécu auparavant. C’était trois très beaux mois, j’ai profité d’une très belle ville, du grand luxe de mon appartement, de la proximité de l’océan, des superbes parcs dans la forêt pluvieuse autour de Vancouver et de la grande variété de nourriture que l’on trouve à Vancouver ! Et être là-bas pour mon anniversaire m’avait permis d’aller voir Sting et Paul Simon en concert, magique ! Sans parler de la délicieuse fondue au chocolat que mes amis m’ont préparé pour l’occasion ! 

Mais finalement au mois d’avril, avec les températures plus chaudes, les rues de la ville ont commencé à se remplir, et finalement la foule et le stress de la ville sont devenus insupportables pour moi et j’ai repris la route du nord...









vendredi 20 mars 2015

The long road back...

Du 2 au 4 janvier 2014, Jours 115 à 117 : 2,126km (12,449km; 17,363km); LasVegas, NV -> Wells, NV -> Pendleton, OR -> Vancouver, BC, Canada !

Le 2 janvier au matin, j’ai finalement quitté Las Vegas. C’était bon de quitter cette ville et de retrouver des paysages sauvages et vides de gens ! Parce qu’à part Las Vegas, il n’y a à peu près rien au Nevada, rien que des montagnes et du désert. J’ai traversé de superbes paysages sur ma route, droit vers le nord et en arrivant dans le nord du Nevada, j’ai enfin retrouvé la neige, le froid sec et de belles montagnes enneigées. Quelle joie c’était de me réveiller sous un ciel d’hiver ! La route vers l’Idaho était magnifique aussi, des montagnes et des plaines sous un ciel changeant, vivant ! 

La partie la plus longue et déprimante de ce trajet était l’est et le centre de l’Oregon. Une plaine complètement plate, sans la moindre colline et complètement desséchée... Mais heureusement, le troisième jour, j’ai enfin retrouvé les Cascades, les belles montagnes de l’intérieur de l’Oregon, avec de belles forêts et des sommets enneigés. Et enfin, ce même jour aussi, un charmant monsieur en uniforme de douanier m’a dit "Welcome home!" Oui, j’étais enfin de retour au Canada ! Mon voyage aux États-Unis avait été superbe, mais c’est bon de retrouver son pays après tout ce temps ! Et aussi, je pouvais enfin aller retrouver Vancouver, La Belle, qui m’avait tant charmé durant mon séjour là au mois d’octobre !








mardi 24 février 2015

The Grand Canyon

Le 29 et 30 décembre 2013, Jours 111 et 112 : 941km (10,323km; 15,237km); Las Vegas, NV -> Williams, AZ -> Grand Canyon, AZ -> Las Vegas, NV

Évidemment, je ne pouvais pas séjourner à Las Vegas pendant près de deux semaines et ne pas me rendre au Grand Canyon, à seulement quelques heures de route de là. J’ai donc fait une petite excursion de deux jours à travers le désert pour aller voir ce fameux canyon !

Pour m’y rendre, de Las Vegas, je suis allée dans la charmante petite ville nommée Williams. Une petite bourgade plutôt touristique, se trouvant sur la Route 66 et à seulement 45 minutes au sud du Grand Canyon. À ma grande surprise il y a avait de la neige là et ma promenade nocturne avec Mars était probablement l’une des plus froides du voyage. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on est dans le désert qu’on va nécessairement avoir trop chaud !

Tôt le lendemain matin, j’ai fait les quelques kilomètres jusqu’au Grand Canyon. Malgré la saison et l’heure du jour, il ne manquait pas de monde. Heureusement, la plupart des touristes se contentent du premier point de vue qu’ils trouvent. Moi, j’ai pris mon temps pour explorer la bordure sud du canyon et me balader loin de la foule. Le Grand Canyon est spectaculaire, on y a des vues à couper le souffle. C’est énorme, profond et ce trou s’étend à perte de vue. Le Colorado, si sinueux et si petit tout au fond de cet énorme canyon est difficile à apercevoir. À penser que cette rivière a creusé cet incroyable canyon ! La force de l’eau et du temps... Bref, le Grand Canyon vaut le détour et au lieu de m’étendre sur le sujet, je vous invite à aller voir les photos, qui en disent plus que mes mots et pourtant si peu par rapport à la réalité !










jeudi 19 février 2015

Viva Las Vegas!

Du 23 décembre 2013 au 1er janvier 2014, Jours 105-114

Mes vacances de Noël ! Ceux qui me connaissent vont trouver cela plutôt étrange que j’ai passé les fêtes à Las Vegas et vous avez raison, c’était plutôt étrange ! Mais j’ai une amie qui m’a invité à passer Noël avec elle et sa famille à Las Vegas. Et après tout ce temps sur la route, passer du temps dans un endroit avec des gens que je connais et apprécie était exactement ce qu’il me fallait. J’ai passé beaucoup de temps à me reposer et bien sûr, je suis aussi aller explorer un peu cet étrange endroit qu’est Las Vegas...

Ma première excursion a été un peu plus naturelle pour moi : une rando au Red Rock Canyon à une heure à l’ouest de Las Vegas. C’est un très beau parc au pied des montagnes et comme le dit le nom, on y trouve des rochers rouges parsemés à travers les paysages du parc. C’était une belle rando et j’ai sué comme jamais encore je n’ai sué un 24 décembre de toute ma vie ! Et le meilleur moment a probablement été lorsque, après que Mars ait disparu depuis un bon moment déjà, des randonneurs derrière nous se sont mis à hurler “A wolf! A wolf!”. De l’autre coté de la vallée, Mars pourchassait un troupeau d’antilopes au grand galop, c’était digne d’un documentaire de la BBC, absolument magnifique !!

Après avoir passé la majeure partie de mon temps dans les quartiers résidentiels de Las Vegas, j’ai enfin osé aller m’aventurer sur le Strip, le boulevard où se trouvent tous les casinos, le soir du 26 décembre. C’était tout ce qu’on dit de Las Vegas et plus encore ! Les casinos immenses sont tous ornés de lumières de toutes les couleurs et de tous les styles les plus criards possibles. La rue était pleine de monde, touristes et joueurs, la foule folle de Las Vegas. Toutes les machines à sous de tous les casinos semblaient occupées, ça fumait et ça buvait partout et tous les décors étaient aussi kitsch que possible, ça faisait plutôt mal aux yeux. Mais je n’avais encore rien vu !

Plus tard durant mon séjour, on est allé sur Fremont Street, où l’on peut réellement observer toute la folie et la décadence de Las Vegas. Toute la rue est bordée de bars, de clubs de striptease, de casinos et de magasins et elle est entièrement recouverte d’une voûte lumineuse digitale, affichant des publicités et des spectacles régulièrement. Au milieu de la rue, il y avait une scène de concert, le long de la rue il y avait des danseuses sur les bars “à ciel ouvert” et dans la rue on trouvait des phénomènes de tout genres : marchands, acrobates, nonnes ou pirates les seins à l’air, l’homme dans la boîte, etc.



On est aussi allé voir plusieurs des nombreux spectacles musicaux de Las Vegas et une visite du Hoover Dam s’imposait aussi, puisque sans ce barrage hydroélectrique, il n’y aurait pas de Las Vegas ! J’ai pris mon repas de la St. Sylvestre dans l’un des nombreux casinos qui offrent un buffet à volonté (où les gardiens de sécurité surveillent les petites vieilles qui se remplissent le sac à main de bouffe), de la nourriture à perte de vue ! Et finalement j,ai eu droit aux feux d’artifices de la St. Sylvestre sur le Strip : chaque casino a lancé ses propres feux !

Bref, la ville de la décadence n’est pas mon truc, mais je suis contente d’y avoir été. À Las Vegas on rencontre tous genres de phénomènes de la race humaine et on peut observer certaines des plus grandes folies de notre société. Vous pensez que votre voisin à un grain ? Allez à Las Vegas, cela remettra certaines choses en perspective !








mardi 10 février 2015

Mojave National Preserve and Death Valley

Et oui, toujours en vie, mais très en retard, je sais ! Mon bon vieil ordinateur, par contre, est bien moins en vie, d’où ce long silence... Enfin, je me suis résignée et investir dans une nouvelle machine infernale et maintenant que tout fonctionne à nouveau comme il faut, je vais me dépêcher de rattraper mon retard, parce que j’ai bien des histoires à vous raconter !


Samedi, le 21 décembre 2013, Jour 103 : 448km (8,939km; 13,853km); Twentynine Palms, CA -> Beatty, NV

Après avoir commencé la journée avec une petite balade dans le désert, j’ai pris la route vers Amboy et j’ai traversé Bristol Lake : une vaste plaine de sel, résidu d’un lac desséché. Quel paysage fascinant ! A partir d’Amboy j’ai pris la célèbre Route 66 jusqu’à la Mojave National Preserve : une partie du désert très vide et aux paysages très variés. Il y avait des montagnes colorées et escarpées, des dunes de sable et des cônes de cendres, résidus d’anciennes éruptions volcaniques. Les cônes rouges et les trainées de lave noire se distinguaient clairement dans le désert. J’aurai aimé avoir plus de temps pour jouer dedans !

A Baker, j’ai pris la 127 vers le nord et j’ai traversé des vallées entourées de superbes montagnes aux strates multicolores. C’était comme si quelqu’un avait peint des rayures sur ces montagnes ! Et finalement, pour le coucher de soleil, je suis arrivée dans le Nevada et pour la première fois, ce soir là, je souffrais sérieusement du mal du Yukon.


Dimanche, le 22 décembre 2013, Jour 104: 443km (9,382km; 14,296km); Beatty -> Las Vegas, NV

Depuis Beatty, j’ai pris la 374 pour accéder à Death Valley. Mon premier arrêt a été Rhyolite, une ville fantôme de la ruée vers l’or du début du 20è siècle. J’ai laissé Mars courir pendant que je visitais les ruines... Il a fait croire à quelques touristes qu’il était un coyote et lorsqu’il est venu en courant vers moi, qui était derrière les dit touristes, ils ont totalement paniqué, pensant se faire attaquer par un coyote et ont couru en hurlant vers leur voiture dans laquelle ils sont montés très vite ! Moi, je me roulais par terre de rire ! Mars La Terreur, ha ha !

Après Rhyolite, j’ai accédé Death Valley par Hells Gate (que de noms invitant, je sais et ce n’est pas tout !). Quelle vue j’avais en entrant dans la vallée, qui s’étendait à perte de vue vers le sud, entourée de montages escarpées aux formes et aux couleurs si variées et les dunes de Mesquite devant moi vers l’ouest. J’ai pris la route vers le sud pour aller me promener le long de Salt Creek (et oui, il y a de l’eau dans la Vallée de la mort), un petit ruisseau à l’eau plus salée que la mer. Il y avait là une faune et une flore pour le moins intrigantes pour la biologiste en moi ! J’ai ensuite visité Harmony Borax Works, un plan d’exploitation de Borax d’il y a 100 ans. Comme c’était étrange qu’il y avait des gens là, pour travailler dans les conditions extrêmes de la Vallée de la mort.

Au centre d’information j’ai appris que dans laVallée de la mort on trouve le point le plus bas des É.U. (86m sous le niveau de la mer), l’endroit le plus sec de toute l’Amérique du Nord et le plus chaud du monde (57°C). Et de Dantes View, à 1 669m d’altitude, j’ai pu à la fois voir ce point le plus bas et le point le plus haut des É.U. continentaux (Mt. Whitney à 4 421m d’altitude). Quelle vue époustouflante, tout Death Valley s’étendait à mes pieds avec ses montagnes colorés et les dépôts de sel et de minéraux dans le fond de la vallée, toute une œuvre d’art de mère nature !

J’ai encore exploré quelques canyons, absorbé toute la splendeur des lieux à différents points de vue panoramiques et finalement me suis rendue dans le fond de la vallée, avec un premier arrêt au Devils Golf Course : une plaine de sel où les cristaux de sel formaient de petits monticules et des cavernes sur lesquels on pouvait marcher et très certainement bien se couper en tombant. Et finalement, mon dernier arrêt a été Badwater Basin, à 86 mètres sous le niveau de la mer. Une plaine de sel et de minéraux et une petite flaque d’eau au milieu de la vallée qui fut, il y a très longtemps, remplie par un immense lac.

Ma destination ce soir là devait être Las Vegas, mais la route était longue. J’ai donc fini par m’arrêter dans le noir, au beau milieu du désert pour me ravitailler un peu et laisser La Terreur se dégourdir les jambes. Au bout de quelques minutes seulement, deux gros pickups armés de spots éblouissants braqués sur moi sont arrivés et m’ont entouré. Toujours les énormes spots sur moi, leur main sur le revolver, deux policiers se sont dirigés vers moi me demandant ce que je faisais là. J’ai dû leur expliquer ma situation plusieurs fois et leur dire que tout allait bien, avant qu’ils ne baissent les spots et leur garde (heureusement, Mars La Terreur s’est fait discret pendant ce temps là) et me parlent normalement. Ils ont fini par être bien sympathiques, m’ont donné quelques conseils pour la route et m’ont laissé finir mes cookies en paix.

Et finalement, les lumières de Las Vegas sont apparues au loin et je suis allée me perdre dans la ville de la décadence...